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Le Design Sprint : Résoudre des problèmes, innover et lancer de nouveaux projets en 5 jours

Le Design sprint est une méthode très utilisée pour innover en limitant les risques, pour lancer de nouveaux projets en répondant à des problématiques précises et tester une idée en quelques jours. L’idée est de passer, en quelques jours, d’une problématique identifiée à un prototype de solution actionnable rapidement, avant de se lancer dans des développements coûteux et risqués. Imaginée au départ pour accompagner les statups de l’écosystème Google, la méthode s’est répandue et démocratisée pour être aujourd’hui un formidable outil pour les PME et ETI qui veulent lancer des projets digitaux.

Définition d’un design sprint

Dans design sprint, il y a « design » et « sprint »… Jusque là tout va bien ! Le design fait écho au design à la notion de création, de fabrication de quelque chose qui fonctionne et réponde à une problématique. C’est un faux ami ! Il ne s’agit pas de créer quelque chose de beau, mais c’est une méthodologie de résolution de problèmes. Le sprint quant à lui nous vient des méthodes agiles et désigne un cycle de développement d’une fonctionnalité ou d’un ensemble de fonctionnalités. Le Design sprint est donc la rencontre du design avec l’agile, et permet de travailler à résoudre une problématique en un sprint de quelques jours. Le sprint impose donc une contrainte temporelle, et évite de travailler sur des projets pendant des semaines ou des mois avant de produire un premier prototype !

Pourquoi utiliser la méthode du design sprint ?

Le design sprint n’est pas la solution à tous les problèmes… mais il a de nombreux avantages et dans certaines situations, il s’avère redoutable :

  1. Vous avez un nouveau service à lancer : un site web, une application… Le design sprint vous permettra de concevoir en quelques jours un prototype à tester avant de se lancer dans le développement : vous limitez le risque d’échec du projet

  2. Une idée à creuser : un concept d’entreprise, de produit, de service innovant… Le sprint peut permettre de valider un concept ou au contraire… de vous éviter de perdre pas mal d’argent sur un projet qui ne répond pas à un vrai besoin !

  3. Vous voulez tester rapidement une solution : le sprint permet en 5 jours maximum de tester un prototype !

  4. Vous voulez investir dans un projet en limitant les risques ? Organiser un design sprint permettra de voir si le projet va dans le bon sens ou s’il est nécessaire de le faire pivoter !

Comment se déroule un design sprint ?

Il y a la méthode officielle… et il y a les déclinaisons !

La méthode officielle préconise oblige une durée de 5 jours ! Tout est très cadré, à la minute près pendant 5 jours pour pouvoir identifier une problématique claire, imaginer des solutions, créer un prototype, le tester et en tirer des conclusions ! Voici donc le déroulé « officiel » d’un design sprint selon Jake Knapp, l’auteur de best-seller et initiateur de la méthode.

Jour 1 : Comprendre et poser le problème

Avant de se lancer dans la résolution de problèmes ou d’imaginer des solutions… Il est très important de correctement poser le problème à résoudre ! En 5 jours, vous ne pourrez pas traiter tous les problèmes rencontrés par vos utilisateurs, il faut donc prioriser et choisir. Ce premier jour est donc consacré à la compréhension des enjeux pour vos cibles, leurs problématiques, leurs usages, pour ensuite faire le lien avec votre projet et ainsi élaborer le challenge du sprint : quelle problématique de vos clients allez-vous résoudre grâce à votre service ou votre produit, et qui réponde à vos enjeux business ? Evidemment, vous l’aurez compris en lisant ces lignes, il y a une phase préparatoire au sprint, pendant laquelle on va étudier les utilisateurs, c’est la phase de recherche utilisateur ou UX research. Cette phase va venir nourrir le premier jour du sprint.

Jour 2 : Diverger, et imaginer une multitude de solutions

Cette journée va commencer par de l’inspiration pour tous les participants avec un benchmark par exemple, chaque personne va ensuite imaginer et dessiner des solutions à la problématique choisie, en tenant compte de ce qui se fait sur le marché. Une série d’ateliers est alors proposée par le sprint master afin de stimuler la créativité des participants. C’est pendant cette phase de divergence que toutes les idées sont bonnes à prendre, on va tout mettre de côté. L’objectif est de générer un maximum d’idées, mêmes si certaines paraissent farfelues.

Jour 3 : Converger et décider

Vous arrivez le 3ème jour avec potentiellement des dizaines d’idées différentes, certaines similaires, car tout le monde a imaginé des solutions à votre problématique la veille. Il s’agit de mettre en commun toutes les idées, de les classer, puis de voter avec un process bien précis. Il faut en effet prioriser et choisir la meilleure piste pour répondre à la problématique identifiée. Vous allez alors vous retrouver avec une multitude d’idées rejetées… elles ne sont pas perdues ! Mettez-les de côté car : Les tests de fin de semaine ne seront peut être pas concluants, il faudra donc abandonner l’idée retenue pour venir en piocher une autre. d’autre part, une idée est bonne quand elle arrive au bon moment… certaines ne seront applicables que dans un 2ème ou 3ème temps de votre projet ! Vous aurez donc une vision moyen terme de l’évolution de votre projet !

Jour 4 : Prototyper

Vous avez une problématique claire, vous avez choisi une solution qui vous semble pertinente… Il faut désormais la prototyper ! Ce jour 4 est consacré à l’élaboration de maquettes, de wireframes, de croquis… On ne cherche surtout pas une solution terminée ! Il s’agit simplement d’une solution suffisamment réaliste pour être testée le lendemain. Ce jour 4 est entièrement consacré à l’élaboration du prototype.

Jour 5 : Tester

Ce dernier bloc de votre design sprint est un test grandeur nature auprès d’un panel de clients ou d’utilisateurs potentiels de votre solution. Il convient d’identifier leurs remarques, d’analyser leur comportement sur des maquettes par exemple, et de savoir si la solution que vous proposer peut résoudre leurs problématiques. Ce dernier jour va ainsi vous permettre d’y voir beaucoup plus clair dans votre projet et de valider ou non sa faisabilité, avant d’avoir engagé des frais trop importants !

Comment organiser un design sprint ?

Pour que votre design sprint soit une réussite, quelques ingrédients sont nécessaires. Tout d’abord, un travail préparatoire important de recherche utilisateur. C’est la phase cachée de l’iceberg…pour nourrir le sprint et les participants, il faut de la matière : des chiffres, des tendances, des analyses comportementales, des observations terrain… Bref tout ce qui va permettre aux participants d’entrer en empathie avec vos clients pour mieux les comprendre et mieux résoudre leurs problèmes…

Ensuite, il faut constituer la bonne équipe pour votre design sprint :

  1. Le sprint master est la personne qui gère et anime le sprint. Il est très important puisque c’est lui qui s’assure que les ateliers de déroulent bien, dans les temps impartis, qui donne le rythme etc…

  2. Le décideur : c’est la personne qui doit venir, à certains moment du sprint, pour trancher, décider, choisir… Il a le pouvoir de décision dans l’entreprise. Sa présence aux moment clés du sprint est indispensable et permet d’éviter les situations de blocage des projets, quand un équipe a travaillé sur des pistes pour ensuite les présenter au patron… qui bloque ! Dans un design sprint, le décideur est partie prenante du projet !

  3. Le « technicien » : c’est lui qui doit assurer la faisabilité technique du projet. Cela évite d’imaginer des solutions sur papier qui ne soient pas réalisables en vrai !

  4. La voie du client : il faut impliquer un collaborateur en contact régulier avec des clients et qui connait leurs problématiques, leurs habitudes etc… Cela peut être un/une commercial, quelqu’un du service client, de l’accueil, de la caisse d’un magasin etc… Cette vision est primodiale.

  5. Le designer ou créatif qui sera en charge de produire le prototype.

  6. Vous pouvez aussi faire appel à des experts ponctuellement pour venir éclairer le groupe sur un sujet particulier

Le lieu et le matériel pour organiser un design sprint

Le lieu est très important car vous allez y passer plusieurs jours consécutifs ! Il doit être lumineux, calme, disposer de grands murs sur lesquels on peut accrocher des posts its, il faut disposer d’un écran, de paperboard ou d’un tableau. Ensuite, un faut une grande table de travail, prévoir des bouteilles d’eau, des fruits et des fruits secs pour stimuler la créativité ! Le design sprint peut aussi s’organiser à distance, en visio. Mais le sprint master devra alors redoubler d’efforts pour faire avancer le groupe, multiplier les pauses, les ice breakers etc pour maintenir l’émulation nécessaire.

Pourquoi la méthode du design sprint a-t-elle autant de succès ?

Elle est rapide, très stimulante, elle permet de faire participer des collaborateurs et de les mettre en valeur, et surtout, la méthode du design sprint est une formidable occasion d’entrer en empathie avec vos clients pour mieux les satisfaire. Les résultats sont souvent très étonnants : en quelques jours, vous pouvez prendre des décisions très importantes pour votre entreprise, engager des budgets en limitant le risque, et soudre une équipe autour de votre projet !

Et quand le design sprint n’aboutit à rien de valable ? Oui, cela peut arriver ! Vous pouvez alors vous dire que vous avez évité de dépenser trop du budget sur une idée non viable, et vous n’avez pas de regret non plus de ne pas aller plus loin ! Mais au delà de ça, vous avez acquis une solide connaissance de vos clients et généré des dizaines d’idées donc certaines sont à reprendre à coup sûr ! C’est donc de toute façon toujours positif de faire un design sprint tant les enseignements sont nombreux pour votre entreprise.

Les adaptations du design sprint

Si la méthode officielle nécessite de faire 5 jours consécutifs avec la même équipe, de nombreuses adaptations sont en réalité possibles, notamment pour des PME ou ETI. On peut ainsi organiser des design sprints sur 2 jours, 3 jours bien souvent; en réalité, peu de sprints durent réellement 5 jours complets pour des petites et moyennes structures, tant la méthode est exigeante. Mais l’adaptation sur 2 ou 3 jours, en gardant l’ordre et le logique des ateliers, permet d’obtenir des grands résultats en s’adaptant aux contraintes des entreprises.

Conclusion : Le design sprint, une méthode globale de résolution des problèmes

Si la méthode a initialement été créée pour des solutions numériques et qu’elle reste tout à fait performante dans ce contexte, le design sprint est aussi une redoutable méthode d’innovation qui va permettre de travailler sur un concept de produit / service, sur l’évolution d’un business model, sur une création d’entreprise etc… Une multitude d’utilisations possibles, mais des résultats probants !

Vous voulez en savoir plus ? Voici une petite bibliographie :

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